Objection Votre Honneur



Publié le mercredi 21 janvier 2009


Mercredi 21 janvier 2009

OBAMA - VIVE LE ROI

La cour s'avance.  Jimmy Carter a l'air d'un jeune homme en forme pour son grand age alors que Bush père a l'air d'un petit vieux chevrotant.

 

Les trompettes retentissent. La cour attend. Le roi Obama arrive. La foule d’un million est en liesse. Un peu plus il faudrait la mettre en laisse. En fait elle l’est avec 5000 militaires qui veillent au grain.

 

La prière d’ouverture est inspirante mais le révérend oublie de demander pardon pour les crimes de Dick Cheney.

 

Puis vient le tour de la castafiore Aretha Franklin. Oh boy ! She has a méchant chapeau comme dirait le ptit Trudeau. Vient ensuite la grande zizique avec Yoyo Ma et compagnie qui ont surement amorcé la somnolence de Bill Clinton.

 

Arrive l’assermentation d’Obama. Le roi a un trou de mémoire en raison d’un bout de phrase trop long dans la déclaration d’assermentation. Douce vengeance pour le Chief Justice John G. Robert contre qui Obama avait voté lors de sa nomination comme Ministre de la Justice. Pas grave le roi s’en est sorti honorablement avec le sourire.

 

Le discours d’assermentation livré par cœur mais expédié un peu vite sur un ton sérieux et affirmé voire préoccupé. Le contenu est dense, exhaustif et plein de messages quant aux orientations de la nouvelle administration. Beaucoup d’écoute et peu d’applaudissement. C’est comme si le Président avait voulu envoyer ce message subliminal à la foule. « L’heure est grave, écoutez au lieu d’applaudir ». Un appel à l’espoir et à la responsabilité. Peu ou pas de phrase choc.

 

Le Reverend Joseph E. Lowery a ensuite commencé son sermon de bénédiction avec la bouche tellement molle qu’on peinait à deviner ce qu’il disait. Bill Clinton dormait, il rêvait peut-être à Monica Lewinsky. Lui seul le sait. Une fois réchauffé le discours du révérend s’est éclairci et il a terminé c’à en champion sur un jeu de mots humoristique qui a fait sourire tout le monde. « … help us work for that day when black will not be asked to get back, when the brown can stick around, when yellow will be mellow, when the red man can be a head man and when the white embraces what is right ».

 

Effondrement du sénateur Ted Kennedy au diner présidentiel. Malgré toute la religiosité de la cérémonie, Dieu a une fois de plus épargné Dick Cheney. Les voies du Seigneur sont impénétrables quand il n’y a rien à comprendre.  

 

La parade impressionnante mais interminable. L’Éconoline blanc-usé 1986 de l’équipe TV qui suivait la Cadillac blinée d’Obama, c’à faisait pic-pic pas à peu près.

 

Les deux fois qu’Obama est sorti de sa limousine pour marcher et saluer, j’avais les oreilles à pic et je retenais mon souffle en espérant qu’il ne lui arrive pas la même chose qu’à JFK, Bobby et Martin Luther King. J’étais comme soulagé qu’il réintègre sa Barack Mobile.

 

On rapporte que lorsque l’hélicoptère présidentiel a survolé l’avenue Pensylvania,  plusieurs américains saluaient George Bush d’un seul doigt. Vous devinez lequel.

 

Impression globale : C’était gros, très gros mais sobre et pas extraordinaire comme réussite.

 

 

Première journée en poste : Arrêt des procédures judiciaires bidon à Guantanamo, interdiction d’acheter le personnel de la Maison Blanche avec des cadeaux et interdiction de lobby au personnel démissionnaire de la Maison Blanche tant que le Président est en poste. Excellent départ mais….. C’à commence en lion espérons que c’à ne finira pas en mouton.